Cette série Netflix bouleverse tout ce que vous croyez savoir sur la maternité (choquant)

Publié le 09/10/2025

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Nous nous apprêtons à découvrir une œuvre chilienne qui transforme radicalement notre perception des liens maternels. Propre, disponible sur Netflix depuis le 10 octobre 2025, nous plonge dans l'univers troublant d'Estela, employée de maison dévouée à une famille bourgeoise de Santiago. Ce film de Dominga Sotomayor adapte le roman Limpia d'Alia Trabucco Zerán, offrant une réflexion profonde sur les rapports de pouvoir domestiques.

L'histoire suit cette femme qui s'occupe d'Amanda, fillette de six ans dont elle devient progressivement la figure maternelle de substitution. Nous assistons à une relation complexe où affection sincère et contrôle social s'entremêlent dangereusement. La proximité quotidienne entre ces deux personnages révèle les fractures invisibles d'une société latino-américaine marquée par les inégalités.

Une adaptation littéraire qui interroge les structures sociales

L'œuvre originale d'Alia Trabucco Zerán visite depuis longtemps les thèmes de la mémoire collective et des hiérarchies cachées. En collaborant avec la coscénariste Gabriela Larralde, Sotomayor transpose cette intimité troublante en miroir sociologique. Nous cherchons comment le travail domestique devient théâtre d'une domination historique profondément ancrée.

La réalisatrice a déclaré au Festival de Saint-Sébastien vouloir "réactualiser la notion de travail domestique en Amérique latine". Cette approche s'inscrit dans la continuité des productions de la société Fabula, déjà responsables de films comme Une femme fantastique ou El Conde.

ÉlémentDétail
Distribution principaleMaría Paz Grandjean, Rosa Puga Vittini
Directrice photoBárbara Álvarez
MontageFederico Rotstein
MusiqueCarlos Cabezas

Une esthétique immersive au service du récit intime

Nous sommes frappés par l'atmosphère visuelle particulière que crée Bárbara Álvarez. Sa direction photographique baigne chaque séquence dans une lumière organique qui accentue l'enfermement psychologique d'Estela. Les reflets de cuisine et les ombres de couloirs deviennent des éléments narratifs à part entière.

Le montage de Federico Rotstein et la partition musicale minimale de Carlos Cabezas renforcent cette sensation d'étouffement silencieux. Rosa Puga Vittini livre une prestation remarquable dans le rôle d'Amanda, aux côtés d'Ignacia Baeza Hidalgo et Benjamín Westfall.

Présenté en ouverture de la section Horizontes Latinos au Festival de Saint-Sébastien, ce long-métrage nous offre une expérience cinématographique lente et sensorielle. Les critiques ont salué cette approche qui révèle les liens complexes entre classe sociale, maternité et corporéité. Nous recommandons vivement cette découverte chilienne qui enrichit le catalogue Netflix d'une œuvre authentique et bouleversante.