En attendant Bojangles : Netflix le 10 juillet
Virginie Efira et Romain Duris réunis dans un drame romantique : voilà une combinaison qui n'a pas laissé les spectateurs indifférents lors de la sortie en salles le 5 janvier 2022. En attendant Bojangles débarque sur Netflix le 10 juillet, et c'est l'occasion parfaite de (re)découvrir ce film signé Régis Roinsard, adapté du roman d'Olivier Bourdeaut publié en 2016.
Romain Duris et Virginie Efira au coeur d'un amour hors norme
Le point de départ du film tient presque du conte. Georges, campé par Romain Duris, croise Camille lors d'une réception mondaine. Elle est solaire, imprévisible, magnétique : Virginie Efira lui prête toute sa présence lumineuse. Entre eux, le coup de foudre est immédiat. Le mariage suit, puis naît Gary, leur fils. Le foyer se change vite en une fête permanente, habitée d'amis, de danse et de fantaisie.
Leur chanson fétiche ? Mr. Bojangles de Nina Simone, qui traverse le film comme un fil conducteur et donne son titre à l'oeuvre. Cette mélodie accompagne leur manière bien à eux de tenir le quotidien à distance, de refuser les conventions. Mais derrière l'éclat de Camille, des idées noires couvent depuis longtemps. Quand elles remontent à la surface, Georges et leur fils Gary tentent de l'entourer, sans pouvoir effacer la profondeur de sa blessure.
C'est précisément ce basculement progressif, de la fête vers la douleur, qui donne au film toute sa densité. Régis Roinsard, déjà remarqué avec Populaire (2012) et Les Traducteurs (2019), signe ici un récit où l'élan amoureux et la mélancolie coexistent sans jamais se neutraliser. Le scénario, coécrit avec Romain Compingt, reste fidèle à la dimension romanesque du livre source tout en construisant une ambiance cinématographique très personnelle.
Le casting ne se limite pas au duo majeur. Grégory Gadebois incarne Charles, surnommé "l'ordure", personnage savoureux qui apporte une couleur singulière à l'ensemble. Le jeune Solàn Machado-Graner interprète Gary avec une justesse qui touche. On croise aussi Fabienne Chaudat, Aurélia Petit, Éliza Maillot ou encore Milo Machado-Graner dans des rôles secondaires qui enrichissent l'univers du film.
Un tournage sous haute tension... et une belle carrière en festivals
Le tournage d'En attendant Bojangles a démarré le 14 janvier 2020 à Paris, avant de se poursuivre en Île-de-France et sur la Côte d'Azur. Les équipes ont posé leurs caméras à Nice, Juan-les-Pins, Mandelieu-La Napoule et à l'hôtel Belles Rives. Le film s'est achevé le 13 mars 2020, quelques jours seulement avant le premier confinement. Le calendrier était serré.
Voici les principaux lieux de tournage du film :
- Paris et région Île-de-France
- Nice
- Juan-les-Pins
- Mandelieu-La Napoule
- Hôtel Belles Rives (Juan-les-Pins)
Malgré les aléas de la production, le film a trouvé son public. 557 018 spectateurs l'ont vu en salles françaises, un score solide pour un drame de cette nature. En festival, la reconnaissance a aussi été au rendez-vous, avec notamment le Chabrol du public et le Chabrol du jury jeunes au Festival du film du Croisic, ainsi que le prix de la mise en scène au Festival du film de société de Royan. L'avant-première avait eu lieu en octobre 2021 au Festival international du film de La Roche-sur-Yon.
La production associe plusieurs partenaires d'envergure :
| Société | Rôle |
|---|---|
| Curiosa Films | Producteur principal |
| JPG Films | Producteur principal |
| France 2 Cinéma | Coproducteur |
| Studiocanal | Coproducteur / distribution |
| Orange Studio | Coproducteur |
| UMedia | Coproducteur |
Ce qu'il faut savoir avant de lancer le film sur Netflix
Quelques repères utiles avant d'appuyer sur "Lecture". En attendant Bojangles dure 124 minutes, soit un peu plus de deux heures. Le film est classé dans le registre du drame romantique franco-belge. Pour ceux qui aiment naviguer entre les catalogues des différentes plateformes avant de choisir quoi regarder, noter cette date du 10 juillet dans un coin de la tête vaut le coup.
Le roman d'Olivier Bourdeaut, publié en 2016, a connu un succès commercial immédiat en France avec des centaines de milliers d'exemplaires vendus. Adapter un tel texte représente toujours un pari risqué : les lecteurs arrivent avec leur propre image des personnages, leurs propres attentes. Roinsard a fait le choix de rester proche de l'esprit du livre plutôt que de s'en éloigner pour surprendre.
Ce qui frappe à la vision du film, c'est la manière dont l'atmosphère festive et la tristesse profonde s'entremêlent sans s'exclure. La fantaisie n'est pas un cache-misère grossier : elle est une stratégie de survie, une façon de continuer à avancer quand la réalité devient trop lourde à porter. C'est cet équilibre délicat que le trio Duris-Efira-Gadebois parvient à tenir sur la durée.
Si vous n'avez pas vu le film à sa sortie en salles, ou si vous souhaitez le revoir dans de bonnes conditions, le 10 juillet sur Netflix représente une belle fenêtre. Un drame romantique exigeant, porté par des acteurs au sommet, qui mérite clairement qu'on lui accorde ses deux heures.